Bruxelles : le Code du bien-être animal une nouvelle fois sacrifié par calcul politique
GAIA dénonce les jeux politiques du MR et le suivisme des Engagés

Ce mercredi, en commission environnement du Parlement bruxellois, la majorité a refusé de mettre à l’agenda le Code du bien-être animal. Un texte majeur, prêt depuis plus d’un an, soutenu par la ministre compétente Elke Van den Brandt (Groen), qui a explicitement invité le Parlement à en débattre, et largement attendu par la société civile.
Au lieu d’ouvrir enfin un débat démocratique, le MR et Les Engagés ont choisi de le bloquer une nouvelle fois, soutenus par le PS et le PTB, qui refusent de voir la question de l’abattage sans étourdissement débattue au sein du Parlement. Pire : ils se retranchent derrière des prétextes procéduraux fallacieux, alors même que la recevabilité des propositions a déjà été confirmée conformément au règlement. Une manœuvre dilatoire grossière pour éviter toute discussion de fond.
DéFI, Ecolo et la N-VA ont, quant à eux, soutenu la mise à l’agenda du Code.
Ce refus est d’autant plus choquant que le MR, qui préside la commission, avait lui-même déposé au Parlement le Code du bien-être animal à la fin de la précédente législature, à la veille des élections. Aujourd’hui, ces engagements sont purement et simplement reniés. Les Engagés, eux, se rangent sans broncher derrière ce blocage indéfendable.
Après 613 jours de paralysie pour former un gouvernement, la majorité bruxelloise poursuit sa politique de l’inaction. Résultat : un Code parmi les plus ambitieux d’Europe reste au placard, et des centaines de mesures concrètes pour protéger les animaux sont une nouvelle fois reportées.
Pour GAIA, il ne s’agit plus d’un simple retard, mais d’un sabotage politique. Derrière ce blocage, une réalité s’impose : certains partis, sous l’influence du PS bruxellois, refusent toute avancée sérieuse en matière de bien-être animal. Ils préfèrent étouffer le débat plutôt que d’assumer leurs positions.
« Refuser d’inscrire ce Code à l’agenda, c’est refuser le débat démocratique. Tout est prêt, tout a été validé, et pourtant la majorité choisit délibérément de bloquer. Les animaux sont une fois de plus les victimes de calculs politiques cyniques », déclare Sébastien de Jonge, pour GAIA.
Sébastien de Jonge