Abattage sans étourdissement : des affichages géants pour pousser les députés bruxellois à sortir de l’immobilisme

Bruxelles, le 15 septembre 2026 - Aujourd'hui, GAIA déploie des affichages géants au cœur de la capitale, place de la Monnaie et place De Brouckère. Un mouton y verse une larme de sang et appelle les citoyens à interpeller les députés bruxellois. Objectif : remettre l’interdiction de l’abattage sans étourdissement à l’ordre du jour politique. Le grand public est également invité à interpeller directement les députés bruxellois par e-mail via le site de GAIA.

Par cette action, GAIA interpelle en particulier les députés du MR et des Engagés. Le 22 avril dernier, lors de la dernière tentative de mettre les propositions de Code bruxellois du bien-être animal à l’ordre du jour de la Commission, ils ont refusé qu’elles soient examinées.

« Les textes sont là. La science est claire. La justice s’est prononcée. Pourtant, certains députés refusent jusqu’ici que le Parlement en débatte. Combien de temps encore faudra-t-il attendre ? Nous leur demandons de sortir de l’immobilisme et de cesser de faire payer aux animaux le prix de ce blocage politique », déclare Sébastien de Jonge, Directeur des opérations de GAIA.

8 Bruxellois sur 10 en faveur de l’interdiction

Selon une enquête Ipsos réalisée pour GAIA en février 2024, 80 % des Bruxellois considèrent l’interdiction de l’abattage sans étourdissement, y compris dans le cadre de l’abattage rituel, comme une mesure importante pour améliorer le bien-être animal. Par ailleurs, 93 % se préoccupent du bien-être animal et près de 7 sur 10 estiment que les animaux souffrent beaucoup lors d’un abattage sans étourdissement. Le sujet pèse aussi dans les choix électoraux : un Bruxellois sur trois (32 %) déclare qu’il voterait pour un autre parti si celui qu’il soutient refusait d’interdire cette pratique.

Science et justice unanimes

Le consensus scientifique est établi : l’abattage sans étourdissement entraîne des souffrances importantes et évitables. La Federation of Veterinarians of Europe (FVE), qui représente plus de 300 000 vétérinaires, ainsi que l’Union Professionnelle Vétérinaire belge considèrent l’abattage sans étourdissement préalable comme inacceptable.

L’argument de la liberté de religion a, lui aussi, été tranché juridiquement. La Cour de justice de l’Union européenne et la Cour constitutionnelle belge ont confirmé que l’obligation d’étourdir les animaux avant l’abattage est compatible avec la liberté de religion. La Cour européenne des droits de l’homme a également jugé que les interdictions wallonne et flamande ne constituent ni une violation de la liberté de religion ni une discrimination.

Des pays à forte majorité musulmane comme l’Indonésie, la Malaisie, l’Arabie Saoudite et la Jordanie acceptent depuis longtemps que de la viande d’animaux ayant fait l’objet d’un étourdissement préalable soit importée et consommée. En Nouvelle Zélande, un des plus grands exportateurs de viande halal au monde, tous les animaux abattus rituellement sont préalablement étourdis.

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Sébastien de Jonge

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