Feux d’artifice 2025 : 18 animaux tués
GAIA appelle à l’interdiction de la vente aux particuliers

Bruxelles, le 6 janvier 2026 – À l’issue des fêtes de fin d’année 2025, GAIA dresse un bilan dramatique des conséquences des feux d’artifice en Belgique. Selon les informations recueillies par l’association, au moins 54 animaux ont été victime des feux d'artifice, dont 18 morts.
Parmi les cas recensés par GAIA, Parmi les cas recensés par GAIA, 54 animaux ont été victimes des feux d'artifice durant la période de fin d’année. 18 sont morts dont huit chiens, deux chats, deux chevaux, deux chèvres, deux poneys, un lapin et un âne. Quatre animaux ont été blessés (un taureau, un cheval, deux chiens) et 12 chiens sont toujours portés disparus. À ces décès s’ajoutent au moins 20 animaux gravement traumatisés, victimes de crises de panique, de tremblements, de fuites incontrôlées, d’accidents ou de stress aigu provoqué par les détonations. Le nombre réel de victimes est probablement bien plus élevé, de nombreux cas n’étant jamais signalés et la faune sauvage étant également perturbée. Ainsi, des experts en ornithologie ont rapporté qu’au soir du Nouvel An, ils ont vu des milliers d’oiseaux s’envoler en panique, jusqu’à mille fois plus que la normale.
Le bilan humain est lui aussi alarmant.
Cette année, 129 accidents liés aux feux d’artifice ont été recensés en Belgique. Les hôpitaux font état d’une augmentation des amputations et de victimes de plus en plus jeunes, parfois des enfants. Ces chiffres confirment que les feux d’artifice constituent un danger majeur pour la sécurité publique, en plus de leur impact dramatique sur les animaux.
Une demande d’interdiction largement soutenue
Pour GAIA, ces chiffres confirment l’urgence d’agir. L’association demande l’interdiction fédérale de la vente et de la détention de feux d’artifice par des particuliers, une mesure de bon sens et necessaire, soutenue par une large majorité de la population belge – plus de 7 Belges sur 10 –, comme le montre une enquête IPSOS réalisée pour GAIA en 2024, mais aussi par les élus locaux : 81 % des échevins du bien-être animal s’y disent favorables (enquête GAIA, 169 répondants).
Cette revendication est également portée collectivement par 85 associations actives dans la protection animale, l’environnement, la sécurité et la santé publique, qui ont adressé l’année dernière une lettre ouverte aux présidents de partis. Du côté humain, la Fondation des brûlés partage la même analyse et appelle elle aussi à une interdiction des feux d’artifice, au regard des blessures graves et irréversibles qu’ils provoquent chaque année.
L’association rappelle que les Pays-Bas ont déjà légiféré, en décidant une interdiction nationale de la vente et de l’usage de feux d’artifice par des particuliers, démontrant qu’une telle mesure est réaliste et applicable.
« Chaque année, le scénario se répète : des animaux meurent, d’autres restent traumatisés à vie, des citoyens sont blessés, et pourtant rien n’avance. Les partis de la majorité disposent aujourd’hui de tous les éléments pour agir. Il est temps de passer des constats aux décisions et d’interdire enfin la vente de feux d’artifice aux particuliers », déclare Sébastien de Jonge, Directeur des opérations de GAIA.
GAIA se félicite dès lors que le député Benoît Lutgen (Les Engagés) ait fait savoir qu’une initiative législative serait prise, et appelle l’ensemble des autres partis à soutenir ces propositions. L’association salue également que le député Alain Yzermans (Vooruit) a confirmé le dépôt prochain d’une proposition de loi visant à interdire la vente et la détention de feux d’artifice pour les particuliers au niveau fédéral.
Sébastien de Jonge
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