GAIA a déposé une plainte contre les sites d'abattage temporaires à Bruxelles

GAIA a déposé une plainte contre les sites d'abattage temporaires à Bruxelles

"Le parquet doit empêcher ces pratiques illégales"

Dimanche 20 septembre 2015 — GAIA dépose une plainte officielle auprès du parquet de Bruxelles et demande d'empêcher l'abattage sans étourdissement de moutons dans les sites temporaires mis en place lors de la Fête du Sacrifice en Région de Bruxelles-Capitale . « Cette pratique est totalement illégale », déclare Michel Vandenbosch, président de GAIA. « Or, la Secrétaire d'État du Bien-être animal bruxelloise, Bianca Debaets, organise cela. En outre, le gouvernement de la région a participé cette année à hauteur de 124 000 euros à l'établissement des sites d'abattage temporaires, subventionnant ainsi la souffrance animale. Cela est tout à fait inacceptable et le parquet doit empêcher cette pratique illégale. »

Par cette plainte, GAIA vise en première instance à empêcher les abattages rituels sans étourdissement, sur au moins trois sites, en Région de Bruxelles-Capitale. « Il est absolument illégal de procéder à de tels abattages en dehors des abattoirs agréés », a déclaré Johan Verstraeten, l'avocat de GAIA. « Cela est stipulé dans le règlement européen de 2009 sur l'abattage. Ainsi, la semaine dernière, le président du tribunal de première instance de Bruxelles – dans la procédure en référé engagée par un certain nombre d'organisations musulmanes contre le ministre flamand du Bien-être animal Ben Weyts - a jugé qu'un site temporaire ne peut en aucun cas répondre à toutes les exigences d’hygiène et de santé publique auxquelles répondent les sites d’abattage fixes agréés. Il est dès lors interdit de procéder à des abattages rituels sans étourdissement en dehors de ces sites agréés. »

Cela est expressément confirmé par le Conseil d'Etat dans son avis du 11 juin 2015 remis à la Secrétaire d’État bruxelloise du Bien-être animal Bianca Debaets. « En ignorant cela, Madame Debaets organise ces pratiques illégales », a déclaré Michel Vandenbosch, président de GAIA. « Le gouvernement bruxellois subventionne clairement la souffrance animale, puisque pas moins de 124 000 euros ont été alloués cette année à la mise en place de sites temporaires d'abattage où auront lieu des abattages sans étourdissement. Et ce sont les animaux qui sont victimes de ces politiques laxistes. Cela est inacceptable ! Dans notre plainte pénale, nous en appellons explicitement à la responsabilité du gouvernement bruxellois, et plus spécifiquement à celle de Bianca Debaets. »

Lettre aux musulmans

GAIA diffusera dans les prochains jours une lettre explicative (voir annexe) adressée aux Belges de confession musulmane. « Nos campagnes ne sont pas dirigées contre les traditions religieuses, mais contre la souffrance animale qui en découle », explique Michel Vandenbosch. « Toutes les associations vétérinaires wallonnes et flamandes, ainsi que la fédération des vétérinaires européens sont en accord avec les positions de GAIA qui dénoncent systématiquement les souffrances infligées aux animaux égorgés en pleine conscience. Cette douleur et cette souffrance sont inacceptables. »

Pour GAIA, l’abattage d'animaux pour leur viande doit en toutes circonstances être précédé d’un étourdissement, y compris dans les abattoirs agréés. L'étourdissement par électronarcose est une méthode d'étourdissement réversible parfaitement compatible avec l'Islam. « Le bien-être animal est et reste pour GAIA la préoccupation essentielle », conclut Michel Vandenbosch. « Nous nous concentrons à lutter contre toute souffrance animale évitable et veillons à la conformité réglementaire. Il en est ainsi dans un Etat de droit, que ce soit pour les gouvernements ou les citoyens du pays. »

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