GAIA à l'occasion de la Journée mondiale des animaux de laboratoire, 24/4 : Lancement du site web www.testssuranimaux.be et appel à l'arrêt des expériences envahissantes sur les chiens et les chats en bonne santé

"La recherche sans animaux est un bien nécessaire"- président de GAIA, Michel Vandenbosch

Bruxelles, 23 avril 2021 - Pour soutenir sa vision sur l'expérimentation animale et à l'occasion de la Journée mondiale des animaux de laboratoire, GAIA lance un nouveau site web sur la question des animaux en laboratoires : www.testssuranimaux.be

Michel Vandenbosch : "Avec testssuranimaux.be, nous voulons informer le grand public sur l'expérimentation animale. Les nouvelles méthodes de recherches sans animaux sont également abordées. L'objectif est de montrer clairement, et de manière étayée, que l'expérimentation animale n'est pas aussi béate que le prétendent souvent les chercheurs qui effectuent les tests. L'expérimentation animale n'est pas un "mal nécessaire". Des moins en moins de tests douloureux, la diminution progressive des animaux utilisés en laboratoire, une recherche scientifique et médicale sans animaux et des méthodes de recherche substitutives sont par contre un bien nécessaire."

Non aux expériences sur des chiens et des chats en bonne santé

À l'occasion de la Journée mondiale des animaux de laboratoire 2021, GAIA demande l'arrêt des expériences envahissantes sur les chiens et les chats en bonne santé. De surcroit, à la fin du projet de recherche, lorsque les animaux sont devenus « inutilisables », ils ne devraient plus être mis à mort mais bien remis à l'adoption. En 2019, en Belgique, 1 302 expériences ont été menées sur des beagles.

 De gentils chiens de famille

 Les beagles sont de gentils chiens de famille. Toutefois, ils sont également utilisés par exemple pour tester des implants. En Flandre, dans le cadre d'un projet de recherche (durée de test de septembre 2019 à septembre 2020), on a implanté à des beagles un dispositif destiné à réduire l'appétit du chien, en vue de mettre au point un stimulateur d'estomac pour l’être humain qui permettrait d’augmenter la perte de poids. En 2016, un test similaire a également été mené en Wallonie pour développer une alternative à l'anneau gastrique. Si les dispositifs implantés ne peuvent être retirés en toute sécurité, les beagles sont alors mis à mort, soi-disant ‘euthanasiés’. Parmi les autres exemples d'expériences scientifiques menées en Belgique, citons le fait de rendre les chiens délibérément malades ou de les mutiler afin d'acquérir des connaissances sur la maladie ou la lésion ou encore de tester des produits chimiques sur les animaux. GAIA demande aux trois ministres en charge du bien-être animal de veiller à ce que plus aucune autorisation ne soit accordée pour les expériences sur les chiens et les chats, en bonne santé et sciemment rendus malades.

Les chiens restent des animaux de laboratoire populaires

La Journée mondiale des animaux de laboratoire permet de réfléchir au nombre d’animaux sensibles soumis à des expériences douloureuses. Une analyse réalisée par GAIA sur l'utilisation des animaux de laboratoire en Belgique, en 2019, montre que 1 302 expériences ont été réalisées sur 542 chiens, tous de la race beagle. La majorité d'entre elles se déroulent en Flandre, avec 1 286 expériences sur 526 animaux. Dans la Région de Bruxelles-Capitale, selon les statistiques les plus récentes, aucune expérience n'a été réalisée sur les chiens. En pratique, les expériences sur les chats sans le consentement du propriétaire sont encore rares, mais elles existent.

Patients animaux

De toute façon, GAIA revendique que l'utilisation de chiens et de chats en bonne santé, qu'ils aient ou non été élevés spécifiquement pour les utiliser pour la recherche, ne soit plus autorisée pour l'expérimentation animale. De telles expériences ne devraient être autorisées qu’à titre exceptionnel. Une partie de l'expérimentation animale est effectuée dans l'intérêt des chiens ou des chats eux-mêmes, sur des animaux malades (incurables) sur lesquels des médicaments potentiels sont testés dans leur intérêt. Il s'agit en effet de patients animaux dont les propriétaires donnent leur consentement. Ces tests sont acceptables pour GAIA car aucun animal sain n'est rendu spécifiquement malade spécifiquement pour les besoins du test.

Rehoming

 GAIA est également préoccupée par le sort des chiens et des chats de laboratoire à la fin des tests ou du projet de recherche. Dans l’état actuel, les scientifiques peuvent décider à leur guise de réutiliser, de faire adopter ou de mettre à mort un chien ou un chat.

GAIA préconise qu’un cadre législatif soit élaboré afin d’inclure des critères permettant de décider ce qu'il convient de faire d'un animal à la fin d'un essai. Selon GAIA, l'animal devrait obligatoirement être donné à l’adoption. Cela nécessite une politique de placement et d'accueil bien réfléchie. Les familles candidates à l’adoption devraient faire l'objet d'un examen approfondi au préalable, car un chien ou un chat utilisé pour des expériences présente généralement toutes sortes de troubles du comportement (traumatismes possibles dus à un manque de socialisation). La mise à mort devrait être interdite, sauf si la souffrance de l'animal au cours de l'expérience est trop importante pour permettre sa poursuite.

Action rappel produit

 Michel Vandenbosch, président de GAIA : "Pour attirer l'attention du public sur les nombreux chiens qui font l'objet d'expériences, nous avons lancé vendredi passé une campagne intitulé « rappel produit » un message qui se veut évidemment symbolique à propos des beagles de Belgique. Il était important pour nous que le lecteur comprenne que cela pourrait tout aussi bien être son chien, sur lequel des substances sont testées. Personne ne veut que son propre chien ou chat finit dans un laboratoire. Mais qu'en est-il des chiens ou des chats inconnus, en parfaite santé, avec lesquels vous n'avez aucun lien, mais qui sont rendus malades sciemment en tant qu’animal de laboratoire? Ils  ont fondamentalement les mêmes besoins et sont aussi vulnérables qu'un animal de compagnie  vivant dans un foyer et ont tout autant droit à une vie digne."

Pour GAIA, seule l'utilisation de chiens ou de chats déjà atteints d'une maladie incurable, dans le but précis de trouver un remède ou un traitement contre cette pathologie particulière, est acceptable. À condition que les propriétaires donnent leur consentement avisé.

 

Recevez des mises à jour par e-mail

En cliquant sur « S'abonner », je confirme avoir lu et accepté la Politique de confidentialité.

À propos de GAIA

L’organisation de défense des animaux GAIA unit les personnes engagées pour une reconnaissance du droits des animaux en Belgique, et milite pour leur bien-être. Fondée en 1992, GAIA compte plus de 80.000 membres et sympathisants. GAIA dénonce la cruauté et la maltraitance organisées envers les animaux au moyen d’enquêtes et de campagnes actives et pacifiques.

Contact

Rue du Houblon 43, 1000 Bruxelles

02 245 29 50

press@gaia.be

www.gaia.be