GAIA lance un spot TV contre la viande chevaline en provenance d’Argentine

GAIA lance un spot TV contre la viande chevaline en provenance d’Argentine

Du cheval à l’assiette : la dure réalité

Mercredi 24 juin 2015 — Les chaînes de télévision La Une et RTL-TVi diffuseront à partir de ce soir, pendant les deux prochaines semaines, un nouveau spot de GAIA dénonçant les atrocités subies par les chevaux argentins avant de terminer dans les assiettes des consommateurs belges. L’organisation de défense des droits des animaux entend ainsi faire pression sur les chaînes de supermarchés. « Elles doivent cesser de commercialiser de la viande chevaline en provenance de pays où il est impossible d’assurer le bien-être des animaux », affirme Michel Vandenbosch, président de GAIA.

Avec ce nouveau spot aux couleurs de l’Argentine, œuvre de l’agence de publicité BBDO, GAIA refait de la souffrance des équidés une de ses priorités. « Les chevaux maltraités sont légion, surtout en Argentine », explique Michel Vandenbosch. « Dans le spot vidéo, on peut se faire une idée très précise des effroyables souffrances infligées à ces animaux. Il ne montre toutefois pas les atrocités les plus insoutenables, car de telles scènes sont trop cruelles pour être diffusées à la télévision. »

Toutes ces images sont cependant véridiques. Fin 2010, GAIA s’était déjà rendu en Argentine pour mener une enquête sur ces lieux macabres de rassemblement de chevaux, d'où ils sont ensuite acheminés vers les abattoirs. L’équipe chargée de l’enquête avait découvert des chevaux aux plaies purulentes, aux jambes brisées ou encore attachés dans des enclos, etc. Des maltraitances similaires à celles constatées à l’issue d’une enquête approfondie de GAIA et d’autres organisations de défense des droits des animaux réalisée entre mars 2012 et janvier 2014, entre autres en Argentine.

Un commerce lucratif

En Argentine, le transport des chevaux dans les abattoirs peut durer jusqu’à 20 heures, sans qu’ils aient la possibilité de boire ou de manger. En plus de ces atroces souffrances, le vol d’équidés est monnaie courante en Argentine. De plus en plus de chevaux se retrouvent ainsi aux mains d’organisations criminelles très bien organisées. Michel Vandenbosch : « Rien n’indique que la situation s’est améliorée depuis lors. C’est pour cette raison que nous demandons aux supermarchés de prendre leurs responsabilités et de cesser de vendre de la viande de cheval argentine, afin d’endiguer la violence faite à ces chevaux. »

Lidl a entre-temps arrêté de commercialiser de la viande de cheval et ce, quelle que soit son origine, car elle n’a pas été en mesure de trouver un circuit de vente garantissant le bien-être des équidés. De leur côté, Colruyt et Makro ont décidé de s’approvisionner en viande de cheval exclusivement en Europe. On peut cependant encore trouver de la viande de cheval argentine dans les rayons des autres chaînes de supermarchés. L’importation de la viande chevaline en provenance du Mexique a en revanche été interdite fin 2014 par la Commission européenne et ce, grâce aux efforts consentis par GAIA.

Il n’en reste pas moins que quatre entreprises belges restent aux commandes de ce commerce lucratif de viande de cheval d’Amérique du Sud : Chevideco, Equinox, Multimeat et Velda.

---Fin du communiqué---

Dites stop aux supermarchés qui vendent du cheval argentin (version Football)

Dites stop aux supermarchés qui vendent du cheval argentin (version Tango)

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