La comtesse Diana du Monceau renvoyée devant le tribunal correctionnel
GAIA : « une décision juste et nécessaire face à une maltraitante multirécidiviste »

Bruxelles, le 24 février 2026 — GAIA se réjouit de la décision rendue par la Chambre du conseil dans le dossier concernant Diana du Monceau de Bergendal. La juridiction a estimé qu’il existe suffisamment de charges pour la renvoyer devant le tribunal correctionnel pour des faits graves de maltraitance animale.
Cette décision fait suite à la saisie d’envergure menée le 20 décembre 2023 à Chastre (Brabant Wallon), au cours de laquelle 266 animaux - notamment des chiens, des moutons et des poneys - avaient été saisis pour des faits présumés de maltraitance.
Les constats réalisés sur place faisaient état d’animaux amaigris ou affaiblis, d’une absence de soins, de cadavres en décomposition, ainsi que de chiens confinés dans des espaces réduits, sur des sols souillés, présentant blessures, morsures et pelages fortement dégradés.
La Chambre du conseil a également déclaré recevable la constitution de partie civile de GAIA. L’organisation avait décidé d’engager des poursuites contre la comtesse : en près de 15 ans, pas moins de 6 saisies ont été réalisées chez cette multirécidiviste, entrainant la prise en charge de plus de 560 animaux maltraités. L'équipe spécialisée de GAIA, l’Animal Disaster Team (ADT), avait notamment participé activement au sauvetage et à la prise en charge des animaux lors de la saisie.
« Cette décision constitue une étape essentielle. Elle confirme qu’il existe suffisamment d’éléments pour qu’un véritable procès pénal se tienne concernant la maltraitance de près de 270 animaux », déclare Sébastien de Jonge, directeur des opérations chez GAIA.
Le renvoi devant le tribunal correctionnel signifie qu’un procès aura lieu. En vertu du Code wallon du Bien-être animal, les faits de maltraitance peuvent être sanctionnés par une peine d’emprisonnement allant de huit jours à trois ans et par une amende pouvant atteindre un million d’euros, ainsi que par une interdiction temporaire ou définitive de détenir des animaux. En cas de récidive, ces peines peuvent être aggravées. GAIA pourra également solliciter la réparation du préjudice subi dans le cadre de sa constitution de partie civile.
Pour GAIA, ce dossier illustre une nouvelle fois la nécessité d’appliquer avec fermeté la législation en matière de bien-être animal, en particulier lorsqu’il s’agit de situations de récidive.