L’identification des chats bientôt obligatoire en Wallonie

L’identification des chats bientôt obligatoire en Wallonie

« Une mesure certes positive, mais pas suffisante pour mettre fin à la surpopulation féline »

Jeudi 7 janvier 2016 — Bruxelles, le 7 janvier 2016 -  Le gouvernement wallon a aujourd'hui approuvé en première lecture le projet de décret du Ministre du Bien-être animal Carlo Di Antonio qui rendrait obligatoire en Région wallonne l’identification de tous chats nés après l’entrée en vigueur de la réglementation. « GAIA salue cette avancée qui devrait renforcer la lutte contre les abandons, mais souligne que cette mesure ne résoudra pas le fond du problème, à savoir la multiplication de chatons non-désirés et abandonnés en masse dans les refuges, ainsi que les naissances de toujours plus de chats errants », explique Michel Vandenbosch, le président de GAIA.

Comme l’a souligné notre enquête de fond menée auprès des communes wallonnes et bruxelloises en 2015 : la surpopulation féline demeure un problème grave en Belgique. Pourtant à peine un tiers de ces communes ont mis en place à ce jour une politique active de stérilisation des chats errants. La mise en place d'une obligation pour les particuliers de stériliser leur chat, qui responsabilise les propriétaires de chats, reste, comme l'a d’ailleurs confirmé le Ministre wallon du Bien-être animal, une nécessité si l'on veut vraiment arriver à résoudre la problématique de la surpopulation issue de la prolifération incessante des chats.

Une nécessité

« Pour lutter contre l’abandon en masse des chatons dans les refuges et contre la surpopulation des chats errants, il est absolument nécessaire d’empêcher la naissance de chatons non-désirés. Et cela passe par la castration et la stérilisation obligatoire de tous les chats et en premier lieu des chats adultes », insiste Michel Vandenbosch. « La loi oblige déjà de stériliser les nouveau-nés que l'on veut en céder ou en vendre. Malheureusement cette mesure a engendré un effet pervers : au lieu de faire stériliser ces nouveau-nés, les gens les abandonnent en masse dans les refuges. Pour éviter cela, il faut s'attaquer à la racine du problème en rendant obligatoire la stérilisation des chats de compagnie adultes ».

Population féline gérable

Selon GAIA, l’identification et l’enregistrement au moyen d’une puce électronique est utile, à condition que soit mise en place une base de données réellement efficace et bien gérée. Mais, aussi longtemps que les propriétaires de chats ne seront pas contraints de stériliser leurs animaux adultes, l’identification ne représentera pas une solution efficace au problème urgent de la surpopulation des chats abandonnés dans les refuges et des chats errants. Toutefois si la stérilisation obligatoire est une mesure absolument indispensable pour rendre à terme la population féline gérable, celle-ci devra impérativement être accompagnée de campagnes de sensibilisation répétées qui expliquent le bon sens et la nécessité d'une telle mesure. Et cela afin d'éviter un gâchis de milliers de vies de chats que personne ne veut. A défaut d'être adoptés, ceux-ci finissent par être euthanasiés dans les refuges ou passent leur vie à errer dans les rues ou dans la nature, la plupart du temps atteints de maladies mortelles liées à leur consanguinité, avec les conséquences et les nuisances qui en résultent pour la collectivité.

81% des citoyens wallons souhaitent voir la stérilisation des chats domestiques rendue obligatoire. Un chiffre qui ressort de l’enquête réalisée par IPSOS en mars 2015 pour GAIA.

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