Sondage IPSOS : environ 90% des Namurois veulent faire interdire les tests sur les chiens et les chats

Sondage IPSOS : environ 90% des Namurois veulent faire interdire les tests sur les chiens et les chats

Une « pattition » au cœur de la tournée d’été de GAIA unit humains et toutous contre l’usage de chiens et de chats comme animaux de laboratoire

Vendredi 29 juillet 2016 — Namur, le 29 juillet 2016 - Dans le cadre de sa tournée d’été annuelle placée sous le signe des tests sur les chiens et les chats, GAIA a investi ce vendredi la Place de L’Ange à Namur. Jusqu’au 11 août, l’équipe de l’association de défense des animaux s’arrêtera ainsi dans les principales villes belges afin d’informer et de recueillir le soutien du public contre l’utilisation de ces animaux lors d’expériences souvent douloureuses dans les laboratoires de Belgique. Les résultats d’un sondage tout récent réalisé par Ipsos à la demande de GAIA révèlent que neuf Wallons sur dix soutiennent l’objectif de GAIA qui revendique l’interdiction des tests sur les chiens et les chats. « GAIA demande aux ministres du bien-être animal d’interdire ou de supprimer les tests sur chiens et chats sinon de mettre en place au moins une stratégie concrète et efficace pour réduire progressivement à zéro les tests sur ces animaux en Belgique », explique Elodie D’Halluweyn, porte-parole de GAIA. «L’objectif de notre campagne est la fin des tests sur chiens et chats – animaux sensibles et vulnérables, qui sont incapables de donner leur consentement, et avec lesquels les Belges partagent un lien très fort. »

Détaillés par région et par province, les résultats d’une récente enquête réalisée par IPSOS à la demande de GAIA révèlent que:

  • Environ 90% des Namurois et environ 93% des Wallons sont d’accords que les tests sur les chiens et les chats doivent être interdits.
  • Le degré de conscience de ces tests est sensiblement plus faible dans la province de Namur que dans le reste de la Wallonie, 33.5% contre 39%.
  • 77% des Belges, toutes régions confondues, estiment que l’animal de laboratoire doit être proposé à l’adoption.
  • 33% des Namurois répondent être disposés à adopter un chien ou un chat d’expérience sachant que ceux-ci nécessitent des soins particuliers.
  • Finalement, à la question de savoir s’ils seraient prêts de laisser participer leur chien ou chat atteint d’une maladie incurable (par exemple, le sida du chat) à un projet de recherche dans l’espoir que cela puisse guérir leur propre animal ou d’autres, 61% des Namurois et 56% des Wallons répondent par l’affirmative.

Tournée d’été de GAIA

Armés de formulaires papier et de tablettes, une équipe de collaborateurs et bénévoles de GAIA ont abordé dans la bonne humeur, les passants à deux et quatre pattes pour récolter un maximum de signatures de soutien à la « pattition ». Celle-ci demande une interdiction des tests sur les chiens et les chats. Cette pétition, la toute première de ce type et unique en son genre, permet en effet de récolter les signatures de nos amis poilus à quatre pattes et de leurs ‘maîtres’. Les chiens étaient d’ailleurs les bienvenus à notre stand, où un petit snack les attendait !

Parmi les signataires de la « pattition » figurent déjà le journaliste français et écrivain engagé pour la cause animale, Aymeric Caron, ainsi que le Ministre wallon du Bien-être animal, Carlo Di Antonio.

Les chiffres

En Belgique, selon les statistiques officielles, 1578 chiens et 120 chats y ont été utilisés en 2014 lors d’expériences scientifiques. Par région, cela donne 31 chiens et 30 chats en Wallonie, 8 chiens en Région de Bruxelles-Capitale et 1539 chiens et 90 chats en Flandre.

Une réalité souvent bien cachée

Elodie D’Halluweyn dénonce le manque de transparence et de fiabilité de l’information rendue public par les chercheurs : « Dans l’état actuel des choses, force est de constater que les laboratoires se gardent bien de dévoiler des données précises sur la nature des expériences effectuées sur des chiens et des chats et bien d’autres espèces». Et d’ajouter : « Certains chercheurs sous-estiment le degré de souffrance infligée aux animaux utilisés. De plus, l’origine des animaux, le degré de souffrance ou encore l’objectif de ces expériences restent à ce jour vagues ou peu renseignés. Les chercheurs préfèreraient plutôt réaliser ces tests dans la plus grande liberté et se plaignent d’être trop soumis aux contraintes imposées par la législation actuelle. Pourtant, remarque-t-elle, la législation censée protéger les animaux de laboratoire est en grande partie écrite sur mesure pour servir les intérêts de ceux qui effectuent ces tests » (Voir rapport ci-joint sur l’utilisation des chiens et chats pour l’expérimentation animale en Belgique)

Des souffrances quotidiennes

Lors de ces tests, les chats et les chiens sont soumis à différentes procédures : injections, ponctions, insertions de cathéters, chocs électriques, administrations de médicaments, opérations, lésions et autres interventions qui sont loin d’être inoffensives. « Au vu du manque de transparence et d’informations fiables de la part des chercheurs et de la souffrance animale générée sans consentement des animaux concernés, GAIA estime que les expérimentations sur les chiens et les chats doivent être supprimés, voir interdites », souligne Elodie D’Halluweyn.

GAIA rappelle que bien qu’elle s’oppose à la recherche sur des chiens et des chats en bonne santé, que l’on rend malade (voir que l’on mutile ou encore empoisonne suite à des tests de toxicité). Les défenseurs des animaux n’émettent cependant pas d’objection pour certains cas de recherche dans l’intérêt même de chats et de chiens déjà atteints de la maladie.

---Fin du communiqué---