Un an d'inertie pour le bien-être animal à Bruxelles

GAIA exhorte les députés à prendre leurs responsabilités

Bruxelles, le 23 janvier 2026 - Il y a exactement un an, la proposition de Code bruxellois du bien-être animal déposée par DéFI était officiellement transmise au Parlement bruxellois. Un an plus tard, le constat est sans appel : aucune mise à l’agenda, aucun débat parlementaire, aucune avancée concrète. Un silence assourdissant, alors même que les animaux continuent de souffrir faute d’un cadre juridique renforcé.

Cette inaction est d’autant plus préoccupante qu’une autre proposition de Code avait déjà été déposée en novembre 2024 par Groen, elle aussi toujours laissée sans réponse. Deux textes, issus de partis différents, dorment aujourd’hui dans les tiroirs du Parlement bruxellois.

Cette inertie est en total décalage avec les attentes de la population. Un sondage IPSOS réalisé pour GAIA en 2024 révèle que 89 % des Bruxellois estiment que les partis politiques doivent prendre des mesures pour améliorer le bien-être animal. Plus encore, l’étude montre que les partis politiques risquent de perdre 26 % de leurs électeurs s’ils ne s’engagent pas clairement en faveur du bien-être animal.

« Cela fait un an que le Code bruxellois du bien-être animal est sur la table, et rien ne se passe. Deux projets existent, le soutien citoyen est massif, mais le Parlement reste muet. Ce silence politique a un coût très concret : il se paie en souffrances animales évitables », déclare Michel Vandenbosch, président de GAIA.

Le Code bruxellois du bien-être animal prévoit un large éventail de mesures visant à améliorer concrètement le sort des animaux, notamment : l’interdiction de l’importation de chiots et de chatons, le renforcement des sanctions en cas de maltraitance, des mesures relatives à l’expérimentation animale, des protections pour les homards, l’interdiction du broyage et du gazage des poussins mâles ainsi que de l’étourdissement des cochons au dioxyde de carbone, l’interdiction de la détention d’amphibiens, l’instauration d’un permis de détention d’animaux, et environ une centaine d’articles couvrant toute la vie de l’animal, de sa naissance à sa mort. Le projet de texte déposé par Groen prévoit en outre l’interdiction de l’abattage sans étourdissement.

À l’occasion de ce triste anniversaire, GAIA appelle les députés bruxellois à rompre immédiatement le silence, à mettre enfin le Code à l’agenda parlementaire et à assumer leurs responsabilités. Le bien-être animal ne peut plus être relégué au second plan.

Sébastien de Jonge

Directeur des opérations, GAIA

Enquête IPSOS.pdf

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